SONATE

SONATE

Biodiversités et rapports sociaux à la nature.

L’équipe « Biodiversités et rapports sociaux à la nature » réunit des chercheur·ses en écologie (écologie forestière, écologie des paysages, écologie historique, sciences de la conservation), en sociologie, sciences politiques et géographie (sociologie de l’environnement et de l’action publique, science & technology studies, political ecology, géographie) et en économie (économie spatiale, économie écologique) qui produisent des travaux de recherche disciplinaires, interdisciplinaires et transdisciplinaires. Les socio-écosystèmes, ressources et milieux étudiés par l’équipe sont divers : forêts, aires protégées, milieux aquatiques, sols, régions urbaines, paysages agricoles, territoires de montagne…

Mots-clés : Biodiversité, écosystèmes, connectivité, nature, gestion, politiques de la nature, institutions, gouvernance, évaluation, savoirs, rapports connaissance/action, résistances et résiliences, socio-écosystèmes, services écosystémiques/contributions de la nature aux populations, inégalités socio-environnementales.

Les thématiques couvertes par l’équipe relèvent de trois grands domaines :

• L’analyse de la gouvernance, des savoirs, des usages, des trajectoires d’engagement et des modes de valuation de la nature, en particulier : forêts, sols, eaux, espaces naturels protégés. Les recherches portent sur le déploiement de cadrages politiques et scientifiques (conservation de la biodiversité, adaptation au changement climatique, durabilité....) ; les coordinations d’acteurs gestionnaires, usagers ou porte-parole de l’environnement; et les trajectoires d’engagement individuel et collectif dans l’action environnementale. Ces travaux proposent une lecture critique des transitions écologiques mais se déclinent aussi dans des dispositifs de recherche-action participative (living lab, accompagnement de professionnels, scientifiques engagé·es...).

• La mise en lumière et la quantification des multiples services, contributions, fonctions rendus par la biodiversité et les écosystèmes, ainsi que les inégalités socio-environnementales qui sont liées à leur accès. Ces travaux, qui passent par des représentations et modélisations spatiales, sont en prise directe avec l’appui aux politiques publiques et en particulier les décisions d’aménagement de l’espace (rural et urbain).

• La caractérisation de la biodiversité forestière et de ses dynamiques de changement actuelles et passées, en relation avec les évolutions climatiques, les usages des sols et les pratiques forestières. Cette thématique, instruite principalement par des écologues, permet de produire des connaissances fondamentales (par exemple rôle de la connectivité, de la maturité, ou des pratiques passées) mais aussi appliquées (cartographies, indicateurs, outils), à destination de la gestion dans un but de conservation.

 

En mettant le terme « biodiversités » au pluriel, nous souhaitons mettre en lumière les multiples échelles et registres d’appréhension de la biodiversité et des milieux semi-naturels. De même, en précisant la dimension « sociale » des rapports humains-nature, nous insistons sur l’idée que ceux-ci sont socialement construits, inscrits dans un espace et un temps donné, et enchâssés dans des institutions.